LA CONDITION VAMPIRIQUE

➦ L’Humanité: Les vampires sont, et seront toujours des créatures sociales. Leur survie dépend du sang qu’ils arrivent à traire de leur bétail et ce n’est certainement pas au plus profond des ruines et des régions sauvages qu’il fait bon vivre. Ce faisant, pour se sustenter, les vampires sont désormais forcés de se mêler aux petites communautés qui peuplent les Terres Mortes. Il ne fait aucun doute, l’humanité et les vampires forment à présent un mélange homogène. Maintenant que le sang vampirique est dilué à son paroxysme, la plupart des vampires sont à peu près indiscernables de leurs propres troupeaux. Sans compter tous ces vampires qui marchent littéralement de jour et qui cohabitent quotidiennement avec leurs proies… En quelque sorte, tous ces facteurs pousseront les vampires à réévaluer leurs relations à l’égard des mortels. De plus, le rapport qu’entretiendront la plupart des vampires avec leur propre Humanité sera également l’objet d’un grand nombre de remises en question. Que cela soit dit, bien que cette symbiose puisse sembler idyllique, celle-ci n’est pas moins mensongère. Car le voile qui sépare la proie du prédateur, ainsi mince soit-il, est toujours bien présent…

➦ La Bête : Hélas, la bête qui grondait et qui se déchaînait pour s’extirper du torse de tout vampire n’est plus aussi féroce qu’avant. Le sang vampirique s’est bien affaibli depuis la fin de la Géhenne et par le même fait, la bête s’est endormie au fond de sa cage, bien ligotée, bien muselée. De nos jours, les vampires ne ressentent plus autant cette irrésistible fureur lorsque leur humanité est brimée, lorsqu’ils ont peur ou lorsque provoqués. L’affaiblissement de la malédiction de Caïn ayant fait son œuvre, les vampires au sang faible sont bien plus près de leur Humanité et éprouvent plus d’aisance à se comporter tels des mortels, contrairement à leurs aïeux. Inversement, les misères et les souffrances des Terres Mortes ont de leur côté contribué à un endurcissement des mœurs. Tant sur le plan moral qu’éthique, les valeurs «Humaines» au 22ème siècle ne sont plus tout à fait les mêmes. Pour survivre aux conditions de vie des Terres Morte, les vampires se sont adaptés et se sont forgés de nouveaux codes de conduite (en d’autres mots, de nouvelles voies d’illumination et une révision de la voie de l’Humanité).

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LES GÉNÉRATIONS

➦ 13ème : Les vampires de la 13ème génération, bien qu’ils aient le potentiel d’engendrer des goules ou des liens de sang, ne sont pas à proprement dit des «Pure Bloods». Ils sont néanmoins tous «sans-clans» (Caïtiff) et ne partagent aucun lien de sang avec l’une des lignées de l’Ancien Monde. Ils sont également considérés par ceux au sang pur comme des vampires de seconde zone, tandis qu’à l’inverse, ceux au sang faible les craignent pour leur potentiel. Les vampires de cette génération se situent carrément entre deux mondes, à mi-chemin entre les parias et l’élite. Quoi qu’il en soit, contrairement aux vampires de sang faible, les individus de cette génération peuvent encore exploiter leurs pouvoirs surnaturels à plein potentiel, jusqu’au cinquième rang.

➦ 14ème : Ça y est, vous êtes un vampire au sang faible, un «sans-clan» et un bâtard. La 14ème génération est le premier pas de la déchéance vampirique. Les membres de cette génération sont désormais incapables d’engendrer des goules ou des liens de sang, bien qu’ils soient capables de transmettre la malédiction via l’étreinte. De plus, les vampires de cette génération commencent peu à peu à voir leur potentiel se faner, alors qu’il leur est impossible de développer leurs disciplines au-delà du quatrième rang. Cela dit, pour palier à cette faiblesse, les des vampires de 14ème génération ont développés au fil des décennies une forme d’alchimie sanguine qui leur permet de répliquer certaines facultés surnaturelles temporaires.

➦ 15ème : Les vampires de la 15ème génération se rapprochent dangereusement du fond de la fosse septique. À ce point, même la morsure du soleil n’est plus autant mortelle. Un vampire de cette génération ressent certes la douleur lorsqu’exposé aux rayonnements solaires, mais arrive à les tolérer ses blessures, qui ne lui sont plus fatales (le soleil n’inflige que des blessures normales à présent). Quoi qu’il en soit, tout comme les vampires de la 14ème génération, ceux de la 15ème sont incapables d’engendrer des goules ou des liens de sang. Pour ce qui est de l’étreinte, ils y arrivent, mais avec beaucoup de difficulté. Finalement, les vampires de cette génération ne peuvent plus développer leurs disciplines vampiriques au-delà du niveau trois, mais ont accès à l’alchimie du sang, comme ceux de la 14ème.

➦ 16ème : Vingt dieux! Une 16ème génération? Comment est-ce possible de tomber si bas! À vrai dire, le sang d’un vampire d’une telle génération est si dilué qu’il se rapproche davantage d’un verre de Kool-aid, que d’une pinte de sang vampirique. Sans aucun doute, la 16ème génération est le dernier barreau de l’échelle vampirique. À demi-vampire, demi-mortel, ces «humains-avec-des-crocs» ne peuvent tout simplement plus engendrer de progénitures. Également trop faible pour produire des goules ou des liens de sang, leur vitae leur permet au mieux d’apprendre des disciplines jusqu’au second rang. Néanmoins, mince compensation, ces vampires ont toujours accès à l’alchimie du sang et peuvent marcher au soleil sans brûler vif! (oui, les vampires de la 16ème génération sont au sens strict; «Daywalker»).

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