FACTIONS VAMPIRIQUES

Au fil des décennies, de nouvelles organisations politiques émergèrent des décombres et s’enracinèrent à travers les diverses couches de la société. Ces regroupements, n’ayant évidemment ni la grandeur, ni la portée et encore moins l’influence des sectes d’antan, s’apparentent néanmoins à certaines institutions mineures de l’Ancien Monde, tant par leur taille ou leur emprise sur la société vampirique. Malgré quelques similitudes, la plupart des organisations vampiriques de Terres Mortes ont rarement mainmises sur des localités entières ou de vastes territoires, faute de ressources ou d’effectifs. Conséquemment, pour faire progresser leur agenda, une bonne partie de ces organisations préfèrent s’immiscer indirectement et subtilement dans les affaires des communautés afin d’éviter les feux des projecteurs. Pour certaines factions jugées plus excentriques – voire même antagonistes – cette approche fait parfois défaut et mène usuellement à des conflits sanglants.

NB : Les factions vampiriques suivantes ne sont en aucun cas accessibles à la création de vos personnages. Il n’est vraiment pas impossible que ces organisations aient un impact sur le jeu, voire même très probable, mais pour rejoindre leur rang, il vous faudra faire vos preuves sur le jeu et attraper les perches qui vous seront tendues par l’entremise de nos scénarios. Alors, bonne lecture, mais ne vous emportez pas trop rapidement.

 


 

NODFOLKSNOM DE LA FACTION : Nodfolks

POSITION POLITIQUE : Mouvement Dissidentiste

DESCRIPTION : Les Nodfolks forment sans conteste la faction vampirique la plus prolifique et répandue des terres mortes. Le commerce, le troc et la récupération sont des pratiques courantes et permettent à chaque individu de contribuer à sa façon à la survie de ses pairs. À l’image d’une courtepointe dépareillée, l’écosystème Nodfolks rassemble des gens de toute profession, bien qu’on y retrouve plus fréquemment des nomades, des artisans, des prospecteurs et des marchands. Faisant fi de toute affiliation clanique, le les Nodfolks on pour coutume de se démontrer relativement solidaire les uns envers les autres, pour le peu qu’un vampire soit capable d’entraide, afin d’assurer la prospérité collective de la faction.

SOCIÉTÉ : Les Nodfolks se définissent par une hiérarchie relativement simple, où chaque membre occupe une fonction qui lui est propre. Dépendamment du rôle de chacun, un code de conduite assure un certain ordre et une cohésion sociale au sein de la faction. Bien évidemment, certains diront que nul n’est à l’abri de la soif de pouvoir. Or cette structure laisse très peu de place aux ambitions politiques, favorisant d’abord et avant tout la survie des membres et la prospérité du «réseau». Néanmoins, pour se distinguer les uns des autres, les Nodfolks s’identifient à certaines castes sociales, en fonction de leur métier ou de leur profession. Parmi ces castes, on retrouve notamment les Scavengers, qui parcourent les ruines à la recherche de ressource et d’artefact de l’Ancien Monde. Les Bookworms et les Nerds (technophile dans l’âme), qui de par leurs connaissances sur l’Ancien Monde, guident et accompagnent les scavengers dans leurs chasses. Les Hoarders, qui ont pour responsabilité de tenir des planques et des cachettes pour entreposer du matériel. Et les Taxmans, qui perçoivent les contributions de chaque membre, pour le bien de l’ensemble de la faction.

ADHÉSION : N’importe quel vampire peut joindre les Nodfolks, à condition d’être référé par au moins deux autres membres officiels. Certains critères de sélection, tels que la loyauté d’un candidat envers son clan, ou encore ses aptitudes de survie, sont généralement pris en compte.

CULTURE : La vie de Nodfolks n’est pas de tout repos. Contrairement aux autres vampires dont le mode de vie consiste à parasiter les ressources des colonies humaines, les Nodfolks préfèrent se risquer aux dangers des terres mortes pour assurer leur survie. En quête de ressources, ou de tout ce qui peut être utile à échanger, ils vagabondent et explorent les ruines de l’Ancien Monde. Pour se repérer, communiquer une information ou avertir un congénère d’un quelconque danger, les Nodfolks font usage (à outrance) d’un langage secret à base de symboles et de gravures.

En communauté, les Nodfolks qui ne roulent pas leur bosse en solitaire se regroupent pour la plupart du temps en petits groupes, ne dépassant que très rarement la dizaine d’individus. Socialement, un code de conduite reposant sur la confiance, l’autonomie et la solidarité permet une certaine harmonie au sein de la secte. Toutefois, ces règles ne sont vraiment pas à toute épreuve et nul n’est réellement à l’abri de conflit ou d’un crime. D’ailleurs, de tous les crimes commis chez les Nodfolks, le vol ou l’escroquerie sont de loin les plus sévèrement punis. Pour les contrevenants qui enfreignent le code de conduite Nodfolks, une «règle de trois» est appliquée. C’est-à-dire que pour chaque offense, un «X» dont la cicatrisation est forcée au gros sel est gravé à même la chair du vampire. Un Nodfolks qui a donc le malheur d’accumuler trois cicatrices est généralement condamné à l’exil ou la destruction.

CODE DE CONDUITE :

▸ Qui trouve garde : Une règle bien claire pour tous les Nodfolks; ce que tu trouves est à toi et ce que tu en fais t’appartient.

▸ Shotgun : Si tu veux éviter qu’on empiète sur tes plates-bandes, fait savoir tes intentions et marque ton territoire de chasse. Autrement, ton loot est celui de tout le monde.

▸ No Double-barrel Shotgun: Abuse-pas, tu tires qu’un seul coup à la fois.

▸ Home sweet home : Les terres mortes n’appartiennent à personne. Marque ta maison afin que tes Bro et tes Sis ne piétinent pas ton turf.

▸ Paie tes taxes : Quand le Taxman sonne à ta porte, paie ta contribution.

▸ Stealing bring bad karma : Vol pas ta famille.

▸ Know your place : Si tu veux survivre, fais pas le smart, prends ta place. Sacre-toi pas dans les jambes d’un Scavenger qui chasse. Viens pas fouiller dans la planque du Hoarder. Obstine-toi pas avec le Taxman sur tes impôts. Et consulte un Bookworm ou un Nerd avant de te lancer tête première dans un plan de marde.

HISTOIRE : Les premiers Nodfolks ne sont rien de plus que le produit de la sélection naturelle et du hasard engendré par le chaos de la Géhenne. En effet, de nombreux rescapés de la guerre nucléaire, suite au déclin des grandes sectes vampiriques et de l’échec de la civilisation, s’organisèrent et formèrent une société à leur image pour survivre au Nouveau Monde. À ces balbutiements, cette faction constituée que de jeunes Gangrels, de Caitiffs et d’une poignée d’Anarchs, rassembla éventuellement des vampires de toute origine et développa au fil des décennies ses propres règles, des valeurs, un mode de vie et une identité bien distincte.

ÉTYMOLOGIE : Dans le jargon vampirique, l’usage du terme «Nodfolks» n’est pas dû à une simple coïncidence d’argot ou de slang. En réalité, la symbolique du mot Nodfolk fait allusion aux terres de Nod, là où Adam et Ève furent chassés hors du jardin d’Éden, selon certaines œuvres telles que le recueil de Nod. Il y a donc un parallèle entre les terres de Nod et les terres dévastées par la dernière guerre, ainsi que le jardin d’Éden et le microcosme paradisiaque des mégapoles.

 


 

ARIMATHÉENSNOM DE LA FACTION : Arimathéens / Arimatheans

POSITION POLITIQUE : Non alignée / variable

DESCRIPTION : Ceux que l’on surnomme les descendants d’Arimathée, ou «Arimathéens», constituent l’une des factions les plus étranges du microcosme vampirique. En effet, dans les bas fonds de ce monde stérile, là où la religion n’a pratiquement plus d’emprise sur la civilisation, les Arimathéens s’imposent comme l’un des derniers bastions de spiritualité. De la même manière que les moines, les templiers et les prêtres du moyen-âge, les descendants d’Arimathée se présentent (et se perçoivent) comme les nouveaux bergers de l’humanité. Vêtu d’attifements liturgiques rapiécés et armurés tels des chevaliers de fortune, les membres de l’ordre d’Arimathée pèlerinent les terres mortes et étendent leur mystérieuse influence sur leur passage.

SOCIÉTÉ : Largement inspirés par la religion chrétienne, les descendants d’Arimathée obéissent aux principes d’une théocratie. Cette structure sociale dont la division se caractérise par un ensemble de castes surnommées «Piliers», emprunte également divers titres associés à une panoplie d’ordre religieux de l’Ancien Monde. En ce qui a trait de ces piliers, le premier se nomme l’Oratores. Constituée des politiciens et des penseurs, cette caste est gouvernée par un Archidiacre, ayant pour responsabilité d’administrer et représenter un Diocèse (territoire occupé par un regroupement Arimathéen), ainsi qu’un Diacre qui l’accompagne dans ses fonctions. Le second pilier quant à lui, se nomme Bellatores. Il s’agit du bras armé Arimathéens et à sa tête, un Patriarche ou une Matriarche, ainsi qu’un certain nombre de Chevaliers assurent la sécurité de la secte. En guise de troisième et dernier pilier, le Laboratores rassemble toute autre fonction sociale ou professionnelle utile à la secte. On y retrouve en son sein des Moines et des Acolytes, dont le mandat consiste à supporter la faction de par leur métier (pour les Moines) ou par l’entremise d’une expertise particulière ou unique (pour les Acolytes).

ADHÉSION : La plupart des vampires appartenant aux terres mortes ne comprennent rien aux motivations des Arimathéens. De ce fait, les Arimathéens ont plutôt tendance à passer le flambeau à de nouveaux membres étreints à l’interne, que recruter n’importe quel illuminé en quête de transcendance spirituelle. Néanmoins, il arrive de temps à autre que les Arimathéens accueillent des vampires de l’extérieur lorsque compatibilité philosophique et idéologique sont au rendez-vous.

CULTURE : Les mœurs Arimathéens sont très similaires à ceux d’un culte ou d’un ordre religieux, avec son abondance de rites, de cérémonie et de superstitions. Un décorum rigoureux pousse tous les Arimathéens à se soumettre à une panoplie de règles de bienséance et de tabous, considérées par les autres vampires des terres mortes comme excentriques ou très étranges. Dans l’absolu, tous ces protocoles servent à justifier une grande cause, en l’occurrence «préserver les Enfants de Set de ceux de Cain. Effectivement, les descendants d’Arimathée se targuent d’être les défenseurs de l’humanité et veillent à ce que l’espèce vampirique ne se serve plus des mortels comme s’il ne s’agissait que du vulgaire bétail. Bien sûr, cette cause ne fait pas l’unanimité au sein de l’ordre et plusieurs vampires aux vertus douteuses préfèrent contourner le problème en instrumentalisant cette cause à leur profit.

CROYANCES : Sans aucun doute, l’Ordre d’Arimathée n’est rien de plus qu’un ersatz du modèle judéo-chrétien. Tant dans sa forme, que sa structure. Mais au-delà de son contenant, le paradigme des croyances de l’Arimathée s’inspire davantage d’ouvrages apocryphes laissés à l’abandon pendant le Grand Conflit. Ces écrits anonymes, mais prophétiques proposent en quelque sorte une suite, ou une autre interprétation du livre de la genèse et constituent l’essentiel des croyances de cette faction ésotérique.

HISTOIRE : L’origine des Arimathéens tire ses racines auprès de deux anciennes organisations vampiriques. La première, qui aurait connue ses heures de gloire au moyen-âge, se nommait l’Ordre des Cendres Amères (Order of Bitter Ashes). Cet ordre de vampires dont les croyances seraient intimement liées à l’historicité de Joseph d’Arimathie et au mythe du Saint-Graal, seraient à la source d’une grande partie de l’héritage culturel et spirituel des Arimathéens. La seconde organisation n’est nul autre que l’Inquisition du Sabbat. Historiquement, de nombreux Inquisiteurs auraient renié leur allégeance au Sabbat pendant le Grand Conflit pour éventuellement joindre et gonfler les rangs de l’Ordre d’ Arimathée. L’amalgame des croyances et des mœurs de ces deux organisations constituent donc l’essentiel du bagage historique Arimathéen.

OCCUPATION : Servir une grande cause c’est bien noble, mais cela ne saurait suffire. Pour occuper ses troupes, les Arimathéens dédient une portion considérable de leurs effectifs à l’anéantissement des forces infernales et à la reconstitution du patrimoine spirituel de l’Ancien Monde. En effet, de nombreux vampires autrefois inquisiteurs à l’époque du Sabbat, ont toujours à cœur l’éradication des infernalistes et perpétuent leur quête contre le malin. D’autre part, à l’instar des Nodfolks qui fouillent les ruines du monde en quête du moindre boulon, plusieurs membres de l’Ordre d’Arimathée foulent les terres mortes à la recherche de tout écrit, objet ou lieu sacré susceptible de contribuer à la reconstitution du recueil des écrits saints des ‘’Cycles de la Genèse’’.

 


 

NOBILISNOM DE LA FACTION : Cercle de Nobilis / Nobilis Circle

POSITION POLITIQUE : Caianites

DESCRIPTION : Aussi coriace qu’une nuée de cafards, la Camarilla est passée bien près de l’extinction. Même la Géhenne n’en est pas venue à bout. Icône de la noblesse et des anciennes traditions, la Camarilla ou ce qu’il en reste, s’est discrètement taillé une place dans les recoins les plus crasseux des terres mortes. Désormais connue sous le nom du Cercle de Nobilis, elle rassemble l’élite de la société Kindred, les puissants de ce monde, ceux au sang pur. Cette organisation qui valorise la pureté du lignage est sans aucun doute l’une des plus influentes des terres mortes. Mais inversement, elle compte en son sein beaucoup moins de membres que la plupart des factions vampiriques du même calibre.

SOCIÉTÉ: À quelques exceptions près, les rouages politiques du Cercle de Nobilis répliquent ceux de la Camarilla. À l’image d’une gérontocratie, les vieux et les plus influents profitent du pouvoir, aux dépens des plus jeunes et des moins fortunés qui se contentent des miettes de pain. Autrement, pour prospérer et survivre aux terres mortes, les Monarques du Cercle de Nobilis – ainsi que tous leurs officiers subalternes – règnent maintenant sur de vastes territoires surnommés Principautés, similaires aux domaines d’antan. En effet, considérant l’état poisseux du monde actuel, les communautés de mortels des terres mortes ne suffisent plus à accommoder les besoins des vampires comme autrefois.

TRADITION : Autre temps, autres mœurs. La plupart des Traditions de la Camarilla ont toujours leur raison d’être, même un siècle plus tard. Mais certaines d’entre elles ont été remplacées, ou adaptées à la réalité de notre époque.

▸ Mascarade : «Tu ne révéleras point ta vraie nature à ceux qui ne sont point au Sang. Le faire équivaut à renoncer au Sang». Cette tradition est toujours d’actualité, même si de nombreux mortels ont conscience de l’existence des vampires et des autres créatures surnaturelles. Les membres du Cercle de Nobilis portent donc une attention particulière à cette règle.

▸ Domaine : «Ton domaine t’appartient. Tous les autres te doivent le respect lorsqu’ils s’y trouvent. Personne ne peut remettre ta parole en doute sur ton domaine». Cette règle s’applique qu’entre membres du Cercle de Nobilis. Mais encore, faut-il qu’un Monarque soit en mesure d’en faire l’application.

▸ Descendance : «Tu n’engendreras point sans la permission de ton ancien. Si tu engendres sans la permission de ton ancien, ton infant et toi serez détruits». Cette tradition n’a pas changée d’un iota.

▸ Responsabilité : «Ceux que tu engendres sont tes infants. Jusqu’à ce que ta descendance soit relâchée, tu dois la diriger en toute chose. Ses péchés seront les tiens». Encore une fois, cette tradition

▸ Hospitalité : Cette tradition a été remplacée par la loi du Tribut.

▸ Tribut : «Honore le domaine de l’autre. Lorsque tu arrives dans une communauté étrangère, tu dois payer ton tribut à son Sénéchal. Si tu ne peux payer, tu n’es rien»

▸ Destruction : «Tu ne dois pas détruire un membre du Cercle. Le droit de destruction n’appartient qu’à tes aînés. Seuls les plus anciens peuvent appeler une chasse de sang». Cette tradition est l’une des plus controversées. En effet les «vrais» vampires se font de plus en plus rares et afin de préserver la pureté du sang, cette règle fait souvent l’objet d’entorses et de compromis.

▸ Pureté : «Tu es l’un des derniers de ton espèce. La crème de la crème. Ne gâche pas l’héritage qui t’a été donné et ne te mêle pas aux Sang-Faibles, ni aux sans-clans. Garde secret ton patrimoine et tes origines, cela ne concerne pas ceux d’en bas ». Cette règle stipule que les membres du Cercle de Nobilis ne doivent pas se mêler aux autres factions vampiriques et encore moins aux Sang-Faibles.

ADHÉSION : D’ordinaire, le Cercle de Nobilis n’enrôle que la crème de la crème du genre vampirique. Seuls les Kindreds au sang pur ou de basse génération peuvent espérer joindre les rangs de cette société élitiste. Même les bâtards et les «thin-blood» les plus influents des terres mortes sont ignorés. Cela dit, il arrive à l’occasion qu’une perle rare fasse son apparition et lorsqu’un tel événement se produit, le Cercle de Nobilis (toujours aux aguets) déploie les ressources nécessaires pour recruter ces individus extraordinaires.

CULTURE : Fondamentalement, le du Cercle de Nobilis est un simulacre de la Camarilla. Tant dans sa forme, que son contenu. Son cadre sociétal, ses mœurs et ses règles de bienséances sont sensiblement les mêmes que la Camarilla. Allant même jusqu’a répliquer le système féodal et les traditions ancestrales de la Tour d’Ivoire. Quoi qu’il en soit, le Cercle de Nobilis se comporte davantage comme un club privé qu’une secte à grand déploiement. Ses membres, tous des «pure-blood», se considèrent à l’apex de la société vampirique et regardent de haut tous les autres vampires des terres mortes. Pour les Kindreds du Cercle de Nobilis, l’âge, le pouvoir et l’excellence sont des valeurs très estimées. Les vampires du Cercle de Nobilis éprouvent également un dédain pour tous les faux-vampires et les bâtards qui peuplent les terres mortes, dont la légitimité du sang est plus que questionnable. Le Cercle de Noblis accorde une importance particulière, voire maladive à la pureté du sang et du lignage même si de nous jours, cette secte n’est rien de plus qu’une version appauvrie de la Camarilla..

HISTOIRE : Mirage d’une société usée par le temps, le Cercle de Nobilis est tout ce qu’il reste de ce que fut autrefois Camarilla. En effet, ceux qui survécurent au dernier cycle de la Géhenne, sa cachèrent tant qu’ils le peuvent alors que l’apocalypse faisait pleuvoir ses bombes, comme une pleureuse un peu trop enthousiaste aux funérailles de la civilisation. Lorsque cette guerre prit fin et que la poussière retomba, ces quelques survivants, plus rusés ou plus chanceux que d’autres, s’efforcèrent à reproduire le seul modèle de société qu’ils connaissaient. C’est ainsi qu’une pâle reproduction de la Camarilla naquit au cœur des terres mortes, désormais connue sous le nom du Cercle de Nobilis.

 


 

AUTARKISNOM DE LA FACTION : Autarkis

POSITION POLITIQUE : Mouvement Dissidentiste

DESCRIPTION : Certains vampires ne se soumettent à aucune règle, aucunes sectes, ni idéologie, à part la leur. Ils vivent à l’écart des autres, font ce qu’ils veulent, quand ils le veulent et sans l’approbation de quiconque. Évidemment, il serait facile de comparer les Autarkis à de simples anarchistes. De la même manière, ces vampires sont également comparés (parfois à tord, mais souvent avec raison) aux groupes de Mauraudeurs qui terrorisent les terres mortes. Mais en réalité, ces individus sont davantage des barbares et des individualistes plus qu’autre chose. En dépit de ce que l’on peut croire, plusieurs Autarkis ne choisissent pas leur sort. Pour diverses raisons, de nombreux vampires se retrouvent excommuniés de leur communauté ou rejetés par leurs pairs. Ces parias de la société joignent tôt où tard des bandes et deviennent malgré eux des Autarkis.

SOCIÉTÉ : La majorité des Autarkis se regroupent en bandes plus ou moins organisées, d’envergure comparable à celle d’une coterie de 3 à 15 individus (approximativement). La loi du plus fort – ou du plus rusé – dicte généralement de quelle façon un groupe se comportera, bien qu’il ne soit pas rare qu’une bande se munisse de règles ou d’un cadre moral. Socialement, les Autarkis ne correspondent à aucun standard conventionnel. Chaque groupe est différent les uns des autres et toute tentative d’interaction avec ces vampires est aussi imprévisible qu’un coup de dé. La plupart de ces bandes agiront comme des voyous, des criminels ou des pilleurs, tandis qu’une minorité se montrera plus accessible, ou facile d’approche en fonction des vampires qui les composent.

À l’opposé du spectre, certains Autarkis préfèreront une vie d’ermite ou d’errance, en retrait de la société, loin de tout centre urbain. Ces loups solitaires, surnommés Ingouvernables, disposent fréquemment de capacités surnaturelles ou des talents nécessaires pour survivre en solo au cœur des terres mortes. Ils sont craints, bien plus que n’importe quelle bande d’Autarkis, et usuellement la majorité des vampires leur foutent la paix et évitent leur chemin.

ADHÉSION : Être Autarkis n’est rien de plus qu’une étiquette sociale. N’importe qui peut devenir Autarkis. À partir du moment où un vampire est rejeté, ou refuse se conformer à l’ordre établi, il adhère de facto à cette étiquette. Or, les raisons qui poussent un regroupement de vampires à expulser un de leurs sont multiples. Le meurtre, la trahison, la violence et divers troubles de comportement ou psychologiques sont les principales causes d’excommunions. Il y a donc un lien à faire entre le fait que la plupart des Autarkis agissent souvent comme des fous furieux et leur incapacité à se mêler à toute autre organisation sociale dotée d’un sens moral.

CULTURE : S’il y a bien une chose sur laquelle les vampires de l’Autarkis s’entendent, est que rien n’est jamais certain et que seul le moment présent compte réellement. Aux yeux des Autarkis, le passé appartient aux morts et nul ne sait vraiment ce que le futur réserve, même pour des créatures immortelles dotées de pouvoirs extraordinaires. De ce fait, les vampires de cette faction consacrent la plupart de leur temps à piller, tuer, guerroyer, fêter, baiser, chasser et boire sans lendemain. Néanmoins, lorsqu’ils ne sont pas occupés à satisfaire leurs plus bas instincts, la majorité des Autarkis mène une vie de nomade, comme les gitans de l’Ancien Monde. Ils voyagent et vagabondent d’une région à l’autre en quête de ressources ou de sang frais à chasser et s’établissent rarement au même endroit (du moins, jamais bien longtemps). Bien entendu, il arrive à l’occasion que des bandes plus sédentaires se cantonnent à l’intérieur de certaines communautés pour subvenir à leurs besoins. Lorsque de tels rassemblements s’approprier un territoire préalablement occupé par d’autres vampires «civilisés», ceux-ci se retrouvent forcés d’évincer les propriétaires par le menace ou la violence, quitte à engager les hostilités et risquer quelques effusions de sang.

HISTOIRE : Les Autarkis existent depuis la nuit des temps. L’interprétation du terme diffère d’une époque à l’autre, mais invariablement, cette caste de Kindred rassemble depuis toujours les exclus et les parias de la société vampirique. D’ailleurs, ils n’ont jamais été aussi nombreux qu’à notre époque. Faute de loi ou de gouvernement pour encadrer la société, les terres mortes constituent l’un des endroits les plus propices à la prolifération de ce type de vampire.

ÉTYMOLOGIE : Autrefois, le terme Autarkis était affublé aux vampires qui choisissaient de vivre en marge de la société, sans appartenance politique, ou ceux qui refusait de se soumettre aux règles d’une quelconque société, qu’il s’agisse d’une secte ou d’un clan. L’origine du mot quant à lui : Autarkie, en Allemand, ou Autarkeia, en Grec ; Autarky : qui signifie autosuffisant ou indépendant.

 


 

OZYMANDIANSNOM DE LA FACTION : Ozymandiens / Les Héritiers

POSITION POLITIQUE : Caianites

DESCRIPTION : Les légendes racontent qu’il y a très longtemps, bien avant que les crues du déluge n’engloutissent le monde entier, les tout premiers vampires marchaient en toute insouciance et en toute impunité parmi les enfants de Set. Tels des dieux, ces vampires étaient adorés ou craints des mortels et ne redoutaient pas d’être chassés par ceux-ci. Ils étaient les maîtres incontestés de la nuit et au sommet de leur gloire, ils érigèrent une cité à leur image qu’ils nommèrent Enoch. Cette utopie vampirique dura un temps, mais Enoch, la première cité des vampires, fut lavée de ses pêchés lorsqu’elle sombra sous les océans pendant le grand déluge…

En dépit du caractère mythologique de cette fable, les terres mortes abritent depuis quelques décennies une secte de vampires dont l’existence tire sa raison d’être de ce mythe. Ces vampires, qui ont su profiter de la chute de la civilisation pour se tailler une place sur l’échiquier vampirique, consacrent leur éternité à la réédification de la première cité vampirique, de son mode de vie et sa culture. Les Héritiers d’Ozymandias – tels qu’ils sont connus – idolâtrent les vampires de la seconde génération et aspirent à un retour aux anciennes traditions et valeurs prédiluviennes, alors que la condition vampirique était davantage une bénédiction, qu’une malédiction.

SOCIÉTÉ : La société des Ozymandiens, tribale et ésotérique, n’est pas sans rappeler certains cultes primitifs de l’Ancien Monde. Ses croyances, plus archaïques les unes que les autres, rassemblent de nombreux vampires au sein de cette secte divisée par plusieurs courants idéologiques. Chacune de ces castes, surnommées «Voies», joue un rôle identitaire pour chaque «Héritier» et sert de structure sociétale pour l’ensemble de la secte. Pour faire brièvement l’étalage de ces castes : La Voie d’Irad propose à ses membres une philosophie guerrière et militarisée. La Voie d’Enoch attire quant à elle les intellectuels, les politiciens et les érudits de la secte. Tandis que la Voie de Zillah rassemble chasseurs et mystiques, au sein d’une caste fondamentalement chamanique. Ces trois voies portent respectivement les surnoms de : «Voie du Fort», «Voie du Sage» et «Voie de la Bête».

ADHÉSION : Seuls les vampires dont le sang porte la marque des clans originels sont admis. En effet, les Ozymandiens croient que le bagage héréditaire des vampires de la seconde génération ne se transmet que par le sang des antédiluviens et leur lignée. Cela excluant les lignées de sang et les sans-clans. Sinon, tout vampire désirant joindre cette faction doit prouver ses convictions en se soumettant à certains rites ésotériques.

LA TROISIÈME CITÉ : Les Héritiers d’Ozymandias ont récemment élu domicile dans les ruines de la ville de Denver, rebaptisées Troisième Cité en hommage à la première cité vampirique. À l’intérieur des murs de cette grande ville fourmillent plus d’une centaine de milliers de mortels dont le mode de vie est ficelé de manière à convenir aux divers besoins de vampires qui y vivent. Par exemple, certaines pratiques telles que le contrôle des naissances ou le métissage entre mortels – pour obtenir un sang plus raffiné – sont couramment exercées sur la population. Néanmoins, malgré ces airs idylliques, cette cité unique en son genre n’est pas à l’abri des nuisances de l’extérieur. Les Héritiers d’Ozymandias se montrent très fermés à la populace des terres mortes par crainte d’attirer l’attention des autres factions vampiriques ou des mégapoles. De ce fait, ils veillent à ce que les mortels de leur cité se mêlent le moins possible des affaires des communautés voisines, ou encore pires, des mégapoles.

Ceci étant dit, il n’est pas rare que des Ozymandiens s’immiscent dans les affaires des autres communautés vampiriques des terres mortes. Des «colons» et des voyageurs s’établissent fréquemment au-delà des murs de leur Troisième Cité pour étendre l’influence de leur secte. Cette attitude colonialiste est bien évidemment source de nombreux conflit avec les diverses factions des terres mortes. Néanmoins, les Ozymandiens se gardent quand même une petite gêne lorsqu’ils doivent coexister avec d’autres vampires, et ce, même en terre conquise.

CULTURE : De tous les vampires qui peuplent les terres mortes, les Ozymandiens sont ceux qui accordent le plus d’importance aux traditions (suivi de très près par le Cercle de Nobilis). La conception qu’ils se font de ces traditions se rapproche toutefois bien plus du Sabbat, que de la Camarilla. Notamment, les Héritiers d’Ozymandias assument plus que quiconque leur nature vampirique. Ce sont des prédateurs de la nuit et sans se comporter comme des bêtes ou des monstres, ils se considèrent supérieurs aux mortels en tout point. Culturellement, les Ozymandiens pratiquent couramment divers rites sanglants et sacrifices pour honorer Caïn et ses infants. Au sein de la secte, les lois du premier vampire sont appliquées de façons quasi dogmatiques et les châtiments pour tous ceux qui enfreignent ces règles sont particulièrement sévères.

HISTOIRE : Les Héritiers d’Ozymandias sont apparus peu après les événements du dernier cycle de la Géhenne. À ce qu’on raconte, les fondateurs de cette secte étaient tous de vieux vampires dont les affiliations remontraient à la Manus Nigrum (une organisation obscure de l’Ancien Monde). Ces illustres individus auraient contribué de manière significative à la prolifération des courants philosophiques Ozymandiens et de nos jours, ils siégeraient au cœur de la Troisième Cité tels les démiurges de leur propre création.

ÉTYMOLOGIE : Ozymandiens ou Héritier d’Ozymandias est une référence au poème de Percy Bysshe Shelley, faisant lui-même référence au pharaon Ramsès II.

 


 

OUROBOROSNOM DE LA FACTION : L’Ouroboros

POSITION POLITIQUE : Non alignée / variable

DESCRIPTION : La grande majorité des vampires qui ont survécu au dernier cycle de la Géhenne endurent de nos jours de lourdes séquelles psychologiques. Affligés par toute sorte de traumatismes, un grand nombre de ces individus sont prêts à tout pour ne plus jamais être exposés à de telles horreurs, quitte à devenir eux-mêmes les monstres de leurs propres cauchemars. Or, certaines de ces âmes troublées se retrouvent parfois rescapées par l’Ouroboros – une organisation mystérieuse des terres mortes – et convertie en soldat pour combattre les agents de «l’apocalypse». En effet, les vampires de cette secte font tout en leur pouvoir pour mettre un frein aux cycles de la Géhenne. Souvent perçus comme des extrémistes par les autres factions vampiriques, les vampires de l’Ouroboros usent couramment de méthodes éthiquement discutables pour arriver à leurs fins. Lorsqu’ils ne commettent pas de crimes odieux, l’Ouroboros n’éprouve aucun remord à instrumentaliser la crainte et la détresse mentale de ses propres membres pour parvenir à ses objectifs.

SOCIÉTÉ : Organisé aux allures d’une société secrète, ou d’une organisation académique, l’Ouroboros rassemble ses membres sous forme de Chapitres territoriaux, répartis un peu partout à la surface du continent. Chacun de ces chapitres accueille généralement une ou plusieurs Loges – coterie constituée d’une demi-douzaine d’individus – qui œuvrent au compte du Great Estate, la maison mère de cette secte. En ce qui a trait de sa hiérarchie, le titre de Chancelier est octroyé au chef de l’Ouroboros, qui dirige auprès d’un Comité Exécutif. Chaque chapitre est ensuite administré par un Doyen et c’est aux Grand-Frères et aux Grande-Sœurs que revient la responsabilité des loges. Finalement, les membres en règle portent le titre de Compagnon et occasionnellement, le titre d’Associé est décerné aux vampires qui choisissent de collaborer avec l’Ouroboros, mais qui n’en font pas partie.

POLITIQUE : Contrairement à la plupart des regroupements vampiriques des terres mortes, l’Ouroboros n’a aucunes réelles ambitions politiques. Son implication au sein de la société Caïnite ne sert qu’à accomplir sa mission. Pour ses membres, la seule chose qui compte est de faire obstacle au cycle de la Géhenne pour tous les moyens possibles. De ce fait, l’Ouroboros se positionne là où bon il lui semble, en fonction de ses intérêts. Évidemment, cette tendance à jouer les girouettes sur le plan politique n’est pas sans conséquence. Les vampires des autres factions ont souvent tendance à se méfier de la labilité de l’Ouroboros et se montrent hésitant à former quelconque alliance.

ADHÉSION : L’adhésion à cette secte se fait par le biais d’une invitation. Lorsqu’un membre potentiel est repéré, l’Ouroboros envoi un de ses compagnons à sa rencontre pour lui présenter une offre de candidature. Advenant une réponse positive, l’initié est alors confié à un compagnon, qui se chargera de son éducation et de son introduction au sein de la secte.

CULTURE : En vertu de leur vocation, les vampires de l’Ouroboros mènent une existence chargée d’obligations et de responsabilités. Comme une machine bien huilée, chaque membre occupe une fonction très spécifique en vue d’atteindre un but bien précis. Par conséquent, le sens du devoir et la discipline priment sur toute ambition personnelle et laissent peu de place aux divertissements ou toutes autres distractions de la vie. Le mode de vie de cette secte peut sembler draconien, mais tout indice permettant de saboter l’aboutissement d’une prophétie de la Géhenne ne peut être ignoré ou loupé. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’Ouroboros accorde une place de choix aux érudits, devins, nodistes et assassins de ce monde, qui de par leurs connaissances et leurs compétences, arrivent à anticiper les signes de la Géhenne et les enrayer.

HISTOIRE : Les origines de l’Ouroboros seraient étroitement liées aux Mnemosynes, un célèbre culte de Nodistes de l’Ancien Monde. À ce qu’on raconte, des membres importants de ce défunt culte auraient participés à la fondation l’Ouroboros pendant – ou peu après –  les événements de la Géhenne. Certaines fables racontent même que le premier Chancelier fut été nul autre que l’éminent Aristotle de Laurent. Ceci étant dit, l’Ouroboros se montre plutôt discret quant à son histoire. Mis-à-part quelques légendes urbaines, les vampires des terres mortes en savent que très à son sujet.